Découverte de Cécile Lacharme

Après Madison Cunningham, voici une nouvelle exception au principe de ne « jamais » aborder ici d’autres thèmes que les moyens techniques pour produire de la musique ! Découverte pas plus tard qu’hier soir au Grand Mix de Tourcoing en première partie de Steph Strings (autre « exception » qui mérite aussi un article !), Cécile Lacharme a envouté le public par ses superbes compositions jouées exclusivement au violoncelle, dont elle manipule et combine les sons via des pédales d’effet conçues à l’origine pour la guitare.

Une prestation captivante

Avant d’entrer dans des considérations purement techniques, voici un premier morceau capté au Consulat Voltaire à Paris qui en dit long sur la richesse de son univers…  

En utilisant plusieurs techniques de jeu au violoncelle, dont certaines « non académiques » comme le pincement hérité de la contrebasse en jazz ou le picking de la guitare, combinées à des effets qu’elle déclenche sur ses pédaliers, Cécile Lacharme enregistre en direct différents types de boucle sur lesquelles elle vient superposer d’autres lignes au gré de la composition. L’effet est grandiose et fascinant mais malgré sa virtuosité, rien n’est jamais démonstratif, tout est construit de manière à nous faire voyager en douceur et sans autre forme d’énergie que celle dont elle rayonne…

Mais trêve de bavardages d’autant que ma connaissance en violoncelle est aussi pointue qu’en mécanique quantique alors mieux vaut écouter un autre morceau ici enregistré à Nantes !

On rêve d’une collaboration !

Au cours de son set, Cécile Lacharme explique qu’après avoir croisé Steph Strings, durant un festival en Australie où elles ont pu découvrir leurs oeuvres respectives, cette dernière lui a proposé d’assurer ses premières parties lors des cinq dates planifiées en France ce mois d’avril 2024. Et même si leurs univers musicaux semblent à première vue différents, je trouve que leur démarche artistique présente de nombreux points communs, dont notablement celui de défendre seules sur scène un répertoire totalement original. Et considérant les propos tenus ensuite par Steph Strings sur Cécile Lacharme, on se laisse aller à imaginer une prochaine collaboration. Mais chut, à nouveau place à la musique…

Simplicité et disponibilité

Une fois le concert terminé, c’est avec beaucoup d’attention que Cécile Lacharme a ensuite répondu à toutes nos questions. Allant même jusqu’à rechercher son matériel pour nous expliquer comment elle travaillait, toute la difficulté que pouvait présenter une telle performance, notamment celle de ne pas forcément bien voir quels effets elle déclenchait au pied tant le corps du violoncelle était imposant.

Je lui ai demandé si un album était disponible ou allait sortir prochainement mais comme elle l’a souligné, le travail en studio est tellement différent de la scène qu’elle a besoin d’un peu plus de recul avant de s’aventurer dans cette direction. Alors en attendant (avec impatience !) la suite, voici un dernier extrait dans un cadre étonnant :

PS : un très grand merci à Steph et Cécile pour leur disponibilité et leur gentillesse…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *